Préparer le soutien dont tu pourrais avoir besoin

Comment préparer un plan de crise en santé mentale ?

Quand ta santé mentale se dégrade, expliquer ce dont tu as besoin peut devenir plus difficile. Un plan de crise permet de noter ce qui t’aide, qui contacter et ce que tu souhaites faire comprendre. Tu peux commencer avec quelques mots, puis en discuter avec ton équipe de soins.

Préparer mon plan

Pour les adultes · Lecture gratuite · Sans inscription

Clément, Manon et Julien souriant ensemble, avec des t-shirts HopeStage
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Ton expérience a sa place dans les soins

HopeStage crée des ressources pratiques pour aider chacun à mettre ses besoins et ses questions en mots. Notre démarche réunit expérience vécue, éducation et communauté.

Clément, Manon et Julien de HopeStage.

Par HopeStage · Sources consultées le · Information générale, sans conseil médical personnalisé.

Une réponse pour commencer

Comment faire un plan de crise en santé mentale ?

Note tes signes d’alerte personnels, les aides utiles, tes préférences et les personnes ou services à contacter. Discute de cette première version avec l’équipe qui te suit, confirme les conduites à tenir et un relais urgent. Partage la version à jour avec les personnes concernées et fixe une date de révision. Le plan aide à communiquer ; il ne garantit pas qu’une crise sera évitée.

Besoin d’aide maintenant ? Si tu es en danger immédiat, risques de te faire du mal ou ne peux plus rester en sécurité, demande une aide médicale urgente ou contacte les urgences de ton pays. N’attends pas d’avoir rempli la fiche ni d’avoir appelé tous tes contacts.

À quoi sert un plan de crise en santé mentale ?

Un plan de crise rassemble ce que tu souhaites faire connaître si ta santé mentale se dégrade : les changements que tu remarques, les aides utiles, les contacts et tes préférences. Il peut compléter le suivi habituel. Il ne garantit pas qu’une crise ou une hospitalisation sera évitée.

Le guide du CHUV et de ses partenaires décrit le plan de crise conjoint, ou PCC, comme une démarche volontaire construite entre la personne concernée et un professionnel, avec un proche si elle le souhaite. « Conjoint » signifie que le contenu est discuté et validé ensemble ; cela ne désigne pas le partenaire de couple.

Tu peux commencer lorsque tu as assez de disponibilité pour réfléchir, sans attendre d’avoir tout compris à une période difficile. Quelques phrases peuvent ouvrir la discussion. Si le sujet réveille des souvenirs pénibles, demande à avancer avec un professionnel ou une personne qui te soutient, à ton rythme.

Trois documents à distinguer avec ton équipe
DocumentLa question à clarifier
Plan de criseComment repérer les changements, contacter de l’aide et faire connaître mes préférences ?
Plan de sécurité face aux idées suicidairesQuelles ressources et mesures adaptées à ma situation pouvons-nous préparer avec un professionnel ?
Directive ou désignation d’un représentantQuel document permet d’exprimer une volonté ou de désigner une personne selon le droit applicable ?

La recommandation NICE sur le plan de sécurité porte notamment sur les signes d’alerte, les ressources de soutien et la sécurisation de l’environnement. Si les idées suicidaires font partie de ton vécu, demande un accompagnement spécifique. La fiche générale proposée ici ne remplace pas ce travail.

Si tu viens de quitter l’hôpital, notre guide du suivi après une hospitalisation psychiatrique aide à organiser les rendez-vous et le relais. Ici, l’objectif est de préparer un document utilisable lors de prochaines difficultés.

Comment préparer ton plan de crise : six points à discuter

Écris avec tes mots. Tu peux séparer ce que tu souhaites, ce qui est déjà convenu et ce qui reste à demander. Ces propositions sont des pistes pour préparer un échange, pas un questionnaire de diagnostic.

  1. Décrire les changements que tu connais chez toi

    Repense à ce que tu avais remarqué avant une période difficile et, si cela t’aide, à ce qu’une autre personne avait observé. Une phrase concrète sera plus facile à comprendre que « je vais mal ». Par exemple : « Je n’arrive plus à répondre aux messages auxquels je réponds habituellement. » Ce type de phrase illustre une façon d’écrire, pas un signe permettant de poser un diagnostic.

    Si tu vis avec la bipolarité, une dépression ou une autre difficulté, demande à ton clinicien quels changements doivent conduire à le contacter rapidement. Note séparément ce que tu observes et la conduite à tenir convenue avec l’équipe.

  2. Expliquer ce qui t’aide à recevoir du soutien

    Qu’est-ce qui facilite une conversation quand tu te sens débordé ? Une seule personne qui parle, des explications écrites, une pause, un endroit plus calme ? Tu peux aussi noter les attitudes qui rendent l’échange plus difficile et une autre façon de faire qui te conviendrait mieux.

    Exemple à adapter : « J’aimerais que l’on m’explique la prochaine étape, puis que l’on me laisse le temps de répondre. » Tu n’es pas obligé de raconter toute ton histoire pour faire connaître ce besoin. Les outils mon GPS de Psycom proposent aussi une réflexion sur les besoins et souhaits en matière de soins.

  3. Demander l’accord des personnes ressources

    Un nom et un numéro ne disent pas encore ce que la personne peut faire. Demande-lui si elle accepte un rôle précis : t’aider à appeler le cabinet, venir à un rendez-vous ou s’occuper d’une tâche pratique. Vérifie ses disponibilités et ce qu’elle préfère que tu fasses si elle ne répond pas.

    Le Réseau Santé Namur invite à informer les personnes qui acceptent d’être incluses dans le plan. Ne suppose pas qu’un proche peut être disponible la nuit. Si tu as peu de soutien autour de toi, signale-le à l’équipe : le document doit tenir compte de cette réalité.

  4. Confirmer les contacts professionnels et le relais urgent

    Note le nom du service, les horaires et le moyen de contact adapté. Demande : « Si personne ne répond ou si le service est fermé, à qui dois-je m’adresser ? » Fais préciser où demander une évaluation urgente dans ton secteur. Une messagerie de rendez-vous ou une adresse e-mail peut ne pas être surveillée pour les urgences.

    Tu n’as pas à appeler tous tes proches avant de demander des soins urgents. Si l’accès au suivi reste flou, notre article sur les difficultés à trouver un rendez-vous chez un psychiatre propose des points de départ pour chercher un interlocuteur.

  5. Rassembler les informations de soins à jour

    Indique où trouver ta liste actuelle de médicaments, tes allergies, les coordonnées du prescripteur et les comptes rendus utiles. Demande quelles informations doivent figurer dans le plan court et lesquelles peuvent rester dans ton dossier. Si une consigne médicale est mentionnée, fais-la préciser par le professionnel responsable.

    Psycom recommande de discuter des questions de traitement avec les professionnels. Ne te sers pas d’un modèle général pour décider d’un arrêt, d’une reprise, d’une dose supplémentaire ou d’un changement de dose. Pour un problème d’approvisionnement, consulte notre guide quand on n’a plus de médicaments psychiatriques.

  6. Prévoir les besoins du quotidien

    Qu’est-ce qui aurait besoin d’être organisé si tu devais recevoir des soins ou t’absenter ? Cela peut concerner des enfants, une autre personne à charge, un animal, un déplacement ou le travail. Les recommandations NICE incluent ces besoins pratiques dans le plan de crise.

    Fais confirmer chaque aide par la personne concernée. Note seulement les informations nécessaires ; évite les mots de passe et les données financières dans cette fiche. Si personne ne peut prendre une tâche en charge, garde cette question pour l’équipe plutôt que d’inscrire une solution non convenue.

Un message pour proposer la démarche

« J’aimerais préparer un plan de crise pendant que j’ai le temps d’y réfléchir. J’ai noté ce qui change pour moi, ce qui m’aide et les questions que je voudrais aborder. Pourrions-nous préciser les contacts, discuter de mes préférences et décider où conserver la version à jour ? »

Tu peux apporter ce message à un rendez-vous habituel. Si tu rencontres l’équipe pour la première fois, notre guide du premier rendez-vous chez le psychiatre aide à préparer les autres sujets que tu souhaites aborder.

Préférences de soins et directives anticipées : vérifier le cadre

Qu’aimerais-tu qu’une équipe qui te connaît peu comprenne rapidement ? Tu peux parler de ta façon de communiquer, du recours à un interprète, des personnes que tu souhaites associer ou de soins déjà vécus. Explique pourquoi une demande compte pour toi et demande ce qui peut être organisé.

Un plan pratique, un document discuté avec une équipe et une directive ayant une portée juridique ne sont pas automatiquement équivalents. Les noms utilisés ne suffisent pas à connaître les effets du document. Fais vérifier les formalités, les situations dans lesquelles il s’applique et les limites éventuelles, notamment lorsque des soins sans consentement sont envisagés.

  • Quel document correspond à ce que je veux exprimer ?
  • Faut-il une signature, un témoin, un formulaire ou une autre démarche ?
  • Quel serait le rôle de la personne que je souhaite associer ?
  • Comment modifier ou retirer mes souhaits et prévenir les services ?
  • Où le document sera-t-il conservé et comment sera-t-il retrouvé ?

Le simple fait de noter un proche dans les contacts de ta fiche ne lui donne pas automatiquement le pouvoir de décider à ta place. Les repères suivants t’aident à choisir les questions et les interlocuteurs adaptés à ton pays.

Plan de crise : les démarches par pays

Commence par l’équipe qui connaît ton suivi. Demande quel outil elle utilise et comment discuter de tes préférences. Ces ressources sont des points de départ ; elles ne décrivent pas toutes les situations juridiques et ne garantissent pas l’accès à un service.

Aller à : France · Belgique · Suisse · Luxembourg · Québec et Canada.

France : proposer mon GPS ou un plan avec l’équipe

Tu peux parler de la démarche à ton psychiatre, à ton médecin traitant ou à l’équipe du centre médico-psychologique qui te suit. Demande si un soignant ou un médiateur de santé pair peut t’aider à préparer puis à discuter tes souhaits.

Psycom propose gratuitement mon GPS — Guide Prévention et Soins, élaboré avec PRISM. Le livret peut être commencé seul, avec un proche ou avec un professionnel. Informe l’équipe de son existence et demande comment en joindre une copie au dossier. Notre fiche est un autre support de préparation, créé par HopeStage ; elle ne reproduit pas mon GPS.

Pour désigner une personne de confiance au sens du droit français, utilise la démarche expliquée par Service Public : une désignation écrite et cosignée. Cette personne peut t’accompagner et témoigner de tes volontés si tu ne peux plus les exprimer. Fais préciser son rôle et le cadre de tes autres documents ; ne déduis pas du titre « directives anticipées psychiatriques » que toutes les préférences seront juridiquement contraignantes.

Belgique : préparer le plan et distinguer soutien et représentation

Le Réseau Santé Namur met un plan de crise à disposition parmi ses outils. Tu peux t’en servir pour engager une discussion avec ton équipe ou ton réseau local en santé mentale, en adaptant les contacts au lieu où tu vis.

Le SPF Santé publique distingue la personne de confiance du représentant : la première aide la personne encore capable d’exercer ses droits ; le second agit lorsqu’elle n’est plus en mesure de les exercer elle-même. Demande quel dispositif correspond à ton souhait, au lieu d’utiliser les deux termes comme des synonymes.

Tu peux demander l’ajout au dossier de documents exprimant tes valeurs et tes préférences de soins. Pour une déclaration anticipée ou un refus précis de traitement, fais expliquer les conditions et les limites applicables. Un outil de préparation ne règle pas à lui seul les situations de soins sous contrainte.

Suisse : demander un plan de crise conjoint et clarifier les directives

L’État de Vaud présente le PCC comme une démarche commune avec un professionnel, éventuellement un proche. Il distingue le plan de crise conjoint, le projet de soins anticipé et les directives anticipées. Ces outils n’ont pas tous les mêmes objectifs ni les mêmes modalités de rédaction.

Le guide diffusé par le CHUV propose de commencer avec ses propres mots, puis de discuter et valider le document avec les personnes impliquées. Demande comment il sera intégré au dossier et accessible aux services concernés. Le guide recommande une révision après une crise ou un changement majeur, et au moins tous les six mois ; fixe la date adaptée avec ton équipe.

Dans un autre canton, vérifie les ressources et le circuit de partage locaux. Pour la portée des directives, la désignation d’un représentant thérapeutique ou les limites en cas de placement, demande un avis adapté à ta situation. Ne considère pas qu’un plan garantit l’absence de soins non souhaités.

Luxembourg : discuter du plan et d’une personne de confiance

Demande à ton psychiatre ou au service qui t’accompagne comment inscrire tes préférences et les contacts de crise dans le dossier. Fais préciser le service à joindre en dehors des heures habituelles et la manière de transmettre le document si une autre équipe te reçoit.

Le Médiateur Santé explique la désignation d’une personne de confiance par un écrit daté et signé. Au Luxembourg, elle peut agir comme porte-parole si tu n’es plus en mesure d’exercer tes droits. Son rôle diffère de celui d’un simple accompagnateur. Le site propose aussi une procédure lorsque la personne ne peut pas écrire ou signer elle-même.

Demande au professionnel comment verser la désignation au dossier et quelles informations seront accessibles à cette personne. Cette démarche est distincte de la simple liste des proches à appeler dans ta fiche.

Québec et Canada : partir du suivi local, sans confondre les formulaires

Si tu as déjà une équipe, demande à préparer avec elle les contacts, les préférences et le relais en cas d’aggravation. Sinon, le gouvernement du Québec indique l’accueil psychosocial du CLSC comme point d’accès aux services en santé mentale. Explique que tu cherches de l’aide pour organiser ton suivi et anticiper les périodes difficiles.

Les directives médicales anticipées québécoises relèvent d’un cadre précis, issu de la Loi concernant les soins de fin de vie. Elles portent sur certains soins dans des situations cliniques définies. Leur formulaire n’est donc pas un modèle général de plan de crise psychiatrique.

Demande quel document convient à tes préférences et qui pourrait intervenir si tu ne pouvais plus consentir à des soins. Pour une désignation formelle, fais vérifier les démarches auprès d’un professionnel compétent. Dans les autres provinces et territoires canadiens, confirme les règles locales au lieu d’appliquer celles du Québec.

Dans un autre pays : renseigne-toi auprès de ton service de santé mentale ou d’un organisme reconnu de défense des droits des patients. Vérifie la portée des documents et les contacts locaux avant de reprendre un formulaire étranger.

Partager le plan sans perdre la maîtrise des informations

Décide avec l’équipe quelles personnes doivent connaître le document, quelles parties elles recevront et comment il sera retrouvé si nécessaire. Demande quelles sont les règles de confidentialité et leurs exceptions. Un plan conservé dans un dossier n’est pas forcément visible par tous les services qui pourraient te recevoir.

Tu peux garder une copie papier ou un fichier clairement nommé sur ton appareil. Si tu souhaites une petite carte de repérage, note où se trouve le document complet et le contact professionnel convenu. Choisis un rangement qui tient compte des autres personnes pouvant accéder à ton téléphone ou à tes papiers.

  • Vérifier les rôles : chacun a-t-il accepté ce qui est écrit et connaît-il ses limites ?
  • Repérer les points en attente : quels numéros ou quelles consignes doivent encore être confirmés ?
  • Tester une situation pratique : retrouve-t-on facilement le contact prévu quand le cabinet est fermé ?
  • Dater chaque version : les personnes qui gardent une copie savent-elles laquelle est la plus récente ?

Si tu changes d’équipe, organise le transfert du document avec le reste du suivi. Notre guide pour changer de psychiatre détaille cette transition. Tu peux aussi demander comment obtenir une copie de ton dossier psychiatrique.

Revoir le plan après un changement ou une crise

Un déménagement, un nouveau traitement ou un contact devenu indisponible peut rendre une partie du plan moins utile. Prévois une date de révision et note les changements qui justifieraient de le reprendre plus tôt. Distingue un brouillon d’une version déjà discutée avec l’équipe.

Après une période difficile, lorsque tu te sens prêt, tu peux demander : « Qu’est-ce qui a été utile ? Qu’est-ce qui manquait ? Une préférence n’a-t-elle pas pu être suivie, et pourquoi ? » Un plan qui n’a pas fonctionné comme prévu n’est pas un échec personnel. C’est une information à reprendre ensemble.

Si le document te semble trop long

Commence par trois éléments : une chose que tu veux que l’équipe comprenne, un contact à confirmer et une question pour le prochain rendez-vous. Garde les autres rubriques pour plus tard. En cas de besoin urgent, demande des soins sans attendre que la fiche soit complète.

Modèle gratuit de plan de crise : ta fiche de préparation

Télécharge cette fiche originale HopeStage pour préparer une conversation avec ton équipe. Tu peux l’imprimer, la remplir sur ton appareil ou te faire aider. Elle ne constitue ni une directive officielle, ni un plan de sécurité face aux idées suicidaires, ni une prescription.

Mon expérience et mes préférences
Les changements repérés, les aides utiles et les questions à discuter.
Mes contacts et mes besoins pratiques
Les rôles acceptés, les horaires et le relais urgent à confirmer.
Le partage et la révision
Les copies du plan, les documents formels et la date du prochain point.
Télécharger ma fiche de plan de crise

Fichier texte modifiable · Sans inscription · Cette page n’envoie pas tes réponses à HopeStage ni à une équipe de soins. Les consignes médicales et les contacts doivent être confirmés avec les professionnels concernés.

Tes questions

Questions fréquentes

Que mettre dans un plan de crise en santé mentale ?

Note les changements que tu repères, ce qui t’aide, les personnes et services à contacter, ainsi que tes préférences de soins. Ajoute les horaires, un relais en cas d’indisponibilité, les besoins pratiques et une date de révision. Fais préciser les consignes médicales par ton équipe et demande l’accord des personnes auxquelles tu proposes un rôle.

Peut-on préparer un plan de crise seul ?

Tu peux commencer seul, dicter tes idées ou écrire avec quelqu’un de confiance. Pour construire un plan conjoint, discute ensuite du contenu avec un professionnel et les personnes que tu souhaites associer. Une fiche remplie à la maison ne remplace ni une évaluation clinique, ni les formalités d’un document juridique.

Comment préparer un plan de crise quand on vit avec la bipolarité ?

Pars de ton expérience : les changements que tu as remarqués, les aides utiles et les situations à discuter avec ton psychiatre. Demande quels signes doivent conduire à appeler l’équipe et lesquels nécessitent une évaluation urgente. Les éventuelles consignes de modification du traitement doivent venir du prescripteur, pas d’un modèle général.

Un plan de crise est-il la même chose qu’un plan de sécurité ?

Les deux peuvent se compléter. Un plan de crise organise plus largement le soutien et les préférences de soins quand la santé mentale se dégrade. Un plan de sécurité face aux idées suicidaires répond à cette situation particulière, avec des ressources et des mesures adaptées. Demande à un professionnel de t’aider à le préparer ; notre fiche ne le remplace pas.

Mon plan de crise est-il juridiquement obligatoire pour les soignants ?

Ne le suppose pas. Un document de préparation, un plan discuté avec une équipe et une directive répondant aux exigences du droit local n’ont pas nécessairement la même portée. Demande quel cadre s’applique, quelles formalités sont nécessaires et quelles limites existent, notamment en cas de soins sans consentement.

Que faire si je n’ai pas de proche à inscrire dans mon plan ?

Dis-le à l’équipe qui te suit. Demande un contact professionnel identifié, une solution en dehors des horaires habituels et de l’aide pour repérer les ressources accessibles près de chez toi. Laisse les rôles non confirmés en attente : le plan doit correspondre au soutien réellement disponible, sans supposer qu’un proche peut être présent à tout moment.

Quand faut-il mettre à jour son plan de crise ?

Fixe une date de révision avec l’équipe. Reprends le document si les coordonnées, le traitement, le logement ou les personnes ressources changent, et après une période difficile quand tu te sens prêt. Date la nouvelle version et préviens les personnes qui en gardent une copie pour éviter l’utilisation d’informations dépassées.

Sources et rédaction

Article rédigé par HopeStage, fondé par Clément Baissat, qui vit avec la bipolarité. L’expérience vécue est une expertise. Les exemples de messages sont des propositions rédactionnelles pour t’aider à formuler ta demande.

Sources consultées le 14 octobre 2026. Cette adaptation française et sa fiche sont des ressources originales de préparation. Elles ne constituent pas un formulaire juridique officiel. Cet article n’a pas fait l’objet d’une relecture clinique ou juridique indépendante. Confirme les démarches, les contacts et la portée des documents auprès des professionnels de ton pays.